Chez Gaëlle la libraire

jeudi 11 mai 2017

*Gloria* de Martine Pouchain

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"(...) à peine a-t-elle posé un pied dans la rue qu’elle a la sensation de peser une tonne. L’air chargé de remugles pétroliers, d’une cacophonie de voix, d’un discordant concert de klaxons et moteurs, semble animé d’intentions belliqueuses. La réalité la plaque au sol et fait remonter la fange de ses souvenirs, la persuade qu’elle n’est pas aimable, pas assez belle, pas assez, et que forcément, Fitz ne va pas tarder à s’en apercevoir."

"Gloria sait bien qu’au fond, elle est simplement terrifiée à l’idée que les gens qu’elle aime n’attendent qu’une occasion pour lui fausser compagnie. Et il faut reconnaître que l’expérience, pour l’instant, n’a fait que confirmer ses craintes."

2 extraits de *Gloria*, le nouveau roman de Martine Pouchain, qui m'a accompagnée ce début de semaine en vacances à Rome.
Gloria a été mère trop jeune et a confié son fils à une autre. 7 ans passent. Gloria se cherche. Elle recherche aussi (et trouve) son fils. Une cavale à travers les routes de l'ouest des États-Unis commence... Mais c'est quoi être mère? Et être une "vraie" mère??
Il est très bon ce roman!

*Gloria* de Martine Pouchain est paru chez Sarbacane dans la collection Exprim'.

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samedi 8 avril 2017

La culture, elle se respire. #2

 

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Marseille, le 24 janvier 2017.

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"Tout grand journal qui se respecte consacre quelques pages aux investissements, aux placements, aux niches fiscales, disserte savamment de la pierre, des valeurs mobilières, des valeurs refuge. Ces informations boursières ne sont intelligibles qu’à une infime minorité d’entre nous, même s’il est vrai qu’elles agissent sur nos vies via les dividendes, les délocalisations, les pressions à la productivité, la détérioration de services publics, les sacrifices, les suicides, voire même par l’esprit boursicoteur, les bricolages d’optimisation fiscale, une mentalité individualiste... Ainsi va l'actualité chaque jour, chaque semaine.

A contrario, où peut-on trouver un tel partage universel, assidu, pugnace et placide des œuvres culturelles, littéraires, artistiques, des savoirs scientifiques? Nous demeurons et laissons nos jeunes largement ignorants des belles œuvres qui élèvent l’esprit et les désirs, alors que nous disposons d’un patrimoine culturel mondial commun fait de circularité, d’effleurements, de tangences, de côtoiements, de coudoiements, de dialogues entre les sciences sociales et les arts, d’échos entre les rituels mystiques et des peintures d’un continent à l’autre, de réverbération entre sculpture et anthropologie, d’entrelacements de l’architecture à la philosophie, de ces échappées de la musique vers la littérature.
(...)
Il nous reste à réapprendre à faire monde. Ou à apprendre à refaire monde. André Malraux assurait: "L’art, c’est le plus court chemin de l’homme à l'homme." Définitivement, les arts et toutes les expressions de la beauté, du doute, de l’inachevé sont les chemins les plus lumineux de l’altérité. 

Voilà pourquoi, malgré ses fracas, ses mystères et ses verrues, ce monde est plein de promesses."

Extrait de Nous habitons la Terre de Christiane Taubira (Philippe Rey, 2017).
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"CINQUIÈME SUGGESTION 
Apprends à lire à Chizalum. Apprends-lui à aimer les livres. Le mieux est encore de lui montrer simplement l’exemple au quotidien. Si elle te voit lire, elle comprendra que c’est une bonne chose. Même si elle devait ne pas aller à l’école et se contenter de lire des livres, elle en saurait sûrement davantage qu’un enfant éduqué de façon conventionnelle. Les livres l’aideront à comprendre et à questionner le monde, ils l’aideront à s’exprimer, et ils l’aideront dans tout ce qu’elle voudra devenir plus tard : qu’elle soit cheffe, scientifique ou chanteuse, les compétences apportées par la lecture seront utiles dans tous les cas. Je ne parle pas de livres scolaires. je parle de livres qui n’ont rien à voir avec l’école, d’auto-biographies, de romans et de livres historiques.
Si rien d’autre ne marche, paie-la pour lire. Récompense-la. Je connais une femme nigériane remarquable, Angela, une mère célibataire qui a élevé son enfant aux États-Unis. Sa fille rechignait à se mettre à la lecture, alors elle a décidé de la payer 5 cents la page. Une entreprise onéreuse, plaisantait-elle plus tard, mais un investissement durable. 
(...)
SIXIÈME SUGGESTION 
Apprends-lui à questionner les mots. Les mots sont le réceptacle de nos préjugés, de nos croyances et de nos présupposés. Mais pour lui enseigner cela, tu devras toi-même questionner ton propre langage. Une de mes amies affirme par exemple qu’elle n’appellera jamais sa fille "princesse". Les gens utilisent ce surnom avec d’excellentes intentions, mais le mot "princesse" est chargé de présupposés sur la délicatesse de la petite, sur le prince qui viendra la sauver, etc. 
Mon amie préfère appeler sa fille "mon ange" ou "mon étoile". Dis à Chizalum qu’en réalité les femmes n’ont pas besoin qu’on "défende leur cause" ou qu’on les "vénère" : elles ont juste besoin qu’on les traite en êtres humains égaux. Il y a quelque chose de paternaliste dans l’idée que les femmes ont besoin d’être "défendues et Vénérées" parce que ce sont des femmes. Cela me fait penser à la galanterie, et le postulat de la galanterie, c’est la faiblesse féminine."

Extraits de Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe de Chimamanda Ngozi Adichie (Gallimard, 2017).

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La culture, elle se respire. #1

La culture n'occupe pas le devant de la scène (politique) mais la culture, elle se respire...

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Dans son numéro du 18 février 2017, Télérama faisait un bilan des Etats Généreux de la culture et titrait "Et la culture, bordel?".

Presidentielle-les-acteurs-de-la-culture-interpellent-les-candidats

Deux articles sont disponibles ici :

“Moi, ministre de la Culture…”

et

"Et la culture, bordel! Candidates, candidats à la présidentielle, à vous de jouer !".

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Un monde sans culture?

Carole Fréchette et Thierry Dedieu posent cette question dans Si j'étais ministre de la culture et proposent la vision effrayante d'un monde sans culture.

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Dans le numéro de cette semaine, le 149, le un titre ARTISTES, LE COMBAT CONTINUE :

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Morceaux choisis :

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Marie-Hélène Fasquel

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Lucien Zayan

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J.M.G. Le Clézio - 1

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J.M.G. Le Clézio - 2

 

 

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jeudi 6 avril 2017

(j'aime les bernard l'ermite!)

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Extrait d'un nouveau documentaire sur les animaux qui vient de sortir et que j'adore : J'adore les animaux de Louis Thomas (Milan jeunesse, 2017).

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A Barcelone, le 24 mars 2017, au CosmoCaixa, le musée des sciences.

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mardi 4 avril 2017

(les piles d'un début d'avril)

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samedi 4 mars 2017

Un 4 mars avec de la poésie (et un goûter d'anniversaire).

Aujourd'hui, on est le 4 mars et un nouveau Printemps des Poètes commence.

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Extrait de *Petits poèmes pour passer le temps* de Carl Norac et Kitty Crowther. Didier jeunesse, 2008.

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Extrait de *Le plaisir des mots - Dictionnaire poétique illustré* de Georges Jean. Gallimard, 1982.

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Extrait de *Un ours, des ours* de François David et un collectif d'illustrateurs. Sarbacane, 2016.

 

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Aujourd'hui aussi, on a 8 ans.

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Et 8 ans ensemble, ça se fête :-).

 

 

 

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jeudi 16 février 2017

*Ecumes* de Ingrid Chabbert et Carole Maurel

Dans Ecumes, il y a le désir indicible et un peu fou d’un enfant. Mais les mois passent sans annonce de grossesse... Il y a l’attente, l’espoir, le désir qui grandit et grandit encore et un jour enfin, LA nouvelle. Mais la grossesse se passe mal.

Jusqu’à l’annonce inentendable, inimaginable…
Comment revivre après la perte d’un enfant ?

Inspire. Expire.
Ça va aller.

Il le faut.
Pas le choix.

SAUTE!

Ecumes est une superbe BD, douloureuse tout autant que lumineuse. Elle est signée Ingrid Chabbert (au texte) et Carole Maurel (au dessin) et paraît cette semaine chez Steinkis.

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Extrait d'une belle interview de Ingrid Chabbert :

Quelle place tient Ecumes dans votre parcours en BD et dans votre parcours professionnel ?

Je crois qu’il va y avoir un avant et un après Ecumes. Même en terme d’écriture. Je l’ai écrit depuis un an et demi et j’ai vraiment senti une sensation, comme si j’avais réussi à clore la fin d’un chapitre douloureux et ce dernier chapitre je n’arrivais pas à le tourner. Grâce à l’écriture d’Ecumes, ça y est on a fermé ce livre. Même si j’étais déjà passé à autre chose – on renaît toujours – j’arrive maintenant à écrire avec beaucoup plus de sérénité et d’apaisement.

Il est noté dans Ecumes que c’est une histoire personnelle, jusqu’à quel point ?

Tout est vrai à 97, 9 %. C’est mon histoire personnelle, notre histoire personnelle avec ma compagne. C’est moi qui ait porté notre bébé.

La suite est à lire ici.

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mardi 14 février 2017

(Une Saint-Valentin 2017)

A Marseille, février 2017

Avec l'amoureux, aujourd'hui, on a huit-ans-moins-un-mois-plus-dix-jours.

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dimanche 12 février 2017

(lecture en cours de *Une activité respectable*)

C'était évident qu’il faudrait pouvoir dormir entre les livres, qu’il n’y aurait pas de frontière entre la vie quotidienne et les pages, à la maison ma housse de couette représentait aussi des livres, de tout petits livres alignés sur des dizaines et des dizaines d’étagères, leur tranche ne dépassant pas un centimètre - alors bien sûr, bien sûr qu’on pouvait dormir là, dans une librairie.

Extrait de *Une activité respectable* de Julia Kerninon. Éditions du Rouergue, 2017.

 

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dimanche 5 février 2017

(lecture en cours de *George* de Alex Gino)

Les mots que George avait sur le bout de la langue étaient recouverts par la douceur du chocolat. Un jour, il faudrait bien qu’elle dise à maman qu’elle était une fille. Mais ce jour n’était pas encore arrivé.

Quant à savoir comment le lui dire, elle n’en avait aucune idée.

Extrait de *George* de Alex Gino. L'école des loisirs, 2017.

 

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